Le 1er janvier 2007, la Bulgarie et la Roumanie sont entrées dans l’Union européenne (UE), alors que leur PIB par habitant était respectivement égal à 37 % et à 38 % de la moyenne de l’UE-27. Ces chiffres posent question quant à la capacité de ces deux pays à amorcer une triple convergence, institutionnelle, réelle et nominale, pour se hisser aux côtés d’économies ayant adhéré trois ans plus tôt, comme la Hongrie et la République tchèque. Plutôt bien dotées en ressources naturelles −atout qui, selon certains auteurs, aurait en fait joué en leur défaveur−, la Bulgarie et la Roumanie ont surtout cherché, que ce soit les gouvernements ou les acteurs économiques, à tirer les bénéfices les plus immédiats et les plus lucratifs de l’exploitation de ces richesses plutôt que de centrer leurs efforts sur l’amélioration de la productivité et l’attraction d’investissements directs étrangers (IDE). A contrario, l’héritage géographique et institutionnel de la Hongrie et de la République tchèque, qui, pour leur part, disposent de peu de ressources naturelles, peut expliquer la façon dont leurs structures économiques ont progressé depuis le début de la transition et le rôle, sinon décisif, du moins important joué par les IDE dans la restructuration et la modernisation de leurs appareils productifs. Si, à l’évidence, la Bulgarie et la Roumanie ont accompli des progrès significatifs au niveau institutionnel et structurel pour converger vers les économies de l’UE, le chemin à parcourir pour aligner le fonctionnement de leur administration et de leur justice sur les normes communautaires, néanmoins, sera long. Ces deux dernières venues dans l’UE doivent donc poursuivre sans relâche leurs efforts en dosant au mieux les avantages et les inconvénients que comporte un recours résolu aux IDE.