L’année 2004 a été celle d’un élargissement de l’UE à dix nouveaux pays dont huit d’Europe centrale et orientale (PECO). S’ils ont augmenté sa population de 20 %, les nouveaux entrants n’ont cependant contribué au PIB de l’UE qu’à hauteur de 5 %. Alors que ses perspectives financières et sa politique de cohésion doivent être redéfinies pour la période 2007-2013, l’UE se trouve aujourd’hui confrontée à un difficile problème : il lui faut tenter de maintenir son budget à un niveau assez bas pour satisfaire les principaux contributeurs nets tout en réduisant les disparités existantes afin de stimuler la croissance dans une Union élargie à des pays au faible PIB par habitant. L’étude réalisée met en évidence la persistance de fortes disparités régionales dans les PECO et ce, malgré l’attribution d’aides de transition et de préadhésion. Les PECO, pays en rattrapage, enregistrent un taux de croissance important mais connaissent simultanément un creusement de leurs disparités régionales dans la mesure où leur dynamisme tend notamment à être tiré par des effets de pôles de croissance apparaissant dans les capitales. Cette efficacité limitée des fonds européens pose la question de leur réforme tant dans le sens de leur augmentation pour les PECO, afin de les rendre comparables aux efforts financiers consentis par le passé à d’autres pays de l’UE, que dans celui de leur concentration pour éviter leur saupoudrage.